[Electrypop Interview] Beach Scvm!

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Comment est né le projet Beach Scvm?

Beach Scvm est né en Avril 2018 comme un projet solo de Matteo. Le but était juste d’enregistrer des chansons avec un mood summer sur GarageBand pour iPhone, et les partager sur YouTube. Voyant que ça plaisait à l’entourage et après quelques concerts tout seul il a décidé d’en faire un vrai groupe pour faire de la scène, et Matteo a rapidement été rejoint par Maël en Septembre 2018, ils ont joué en duo pendant plus d’un an et c’est début 2020 que Lucas rejoint le groupe à la basse et que Beach Scvm parvient à sa formation définitive. 

Quelle fonction occupe chacun d’entre vous dans le groupe?

Matteo est chanteur / guitariste et Beach Scvm n°1, Maël est batteur, il fait des chœurs et est Beach Scvm nº2, Lucas est bassiste, fait aussi les chœurs et est Beach Scvm nº3. 

Accordez-vous plus d’importance à la musique ou au texte?

Matteo : Je pense que les deux vont de pair, même si on se focalise premièrement sur la musique, on écrit jamais le texte avant d’avoir composé la musique. Nos textes sont écrits pour accentuer l’esprit estival de nos chansons, ils sont emplis de légèreté et écrits pour parler au plus grand monde, peut être plus par les jeunes? On écrit des choses positives, des choses qui parlent à tous, des situations que beaucoup ont déjà dû vivre, vivent ou vivront. Il faut que ce soit catchy et facile à retenir, entraînant et que ça apporte de la joie. On fait de la musique pour rendre les gens heureux, tout le monde a besoin de bonheur. 

Maël : la musique 

Lucas : Les deux sont aussi importants, mais il est plus simple pour moi d’écrire la musique plutôt que rédiger un texte. 

Pouvez-vous nous décrire votre futur EP ‘ Sand Club’? 

Matteo : ‘Sand Club’ c’est notre troisième EP, mais le premier qui n’a pas été enregistré sur un iPhone!! On l’a quand même enregistré chez nous, on est partis chez Mael à Béziers en Juin pour l’enregistrer près de la mer pour avoir de bonnes ondes. On a écrit toutes les chansons sauf ‘Turquoise’ pendant le confinement, chacun de notre côté, on s’envoyait des vidéos des riffs qu’on trouvait sur notre groupe whatsapp, et très vite on a eu ces 5 chansons structurées (en 10 jours peut être). On a ensuite enregistré les maquettes en une après midi chez Lucas, on a envoyé ça à Pierre-Étienne de Ditto pour avoir son avis, il a validé, et 2 jours plus tard on avait construit un home studio chez Mael et on a enregistré les 5 chansons en quelques jours. Et on l’a mixé pendant l’été. 

L’EP a un style ‘summer rock’, surf punk, avec beaucoup de morceaux nostalgiques, mais plein de bonne humeur et de soleil à l’intérieur à la fois. On y parle du souhait de retrouver ses amis et de faire la fête sur la plage, de comment s’occuper quand on devait skater au park mais qu’il fait moche, du temps qui passe, de nos souvenirs de vacances étant enfants, de peines de cœur adolescentes. 

Quel est votre titre préféré de ‘Sand Club”?

Matteo : C’est ‘Pool Friends’ pour ma part, on s’est éclatés lors du tournage du clip c’était super, on était tous ensemble, on a mis le covid de côté, on a pu faire la fête et faire un concert au bord de la piscine. 

Maël : C’est Rainy Day 

Lucas : Heart Attack, les paroles sont assez personnelles 

Quelle est votre perception de la pop – music d’aujourd’hui ?

Matteo : Un vrai business, mais pop c’est tout ce qui marche, si demain le surf punk devient mainstream on fera de la pop.. mais il y a de très belles choses, je pense à Angèle ou Billie Eilish, je trouve leur style pas si différents et leurs musique vraiment top. 

Maël : C’est très varié, très ouvert, la pop c’est plus une manière de parler d’une chanson qui marche bien plutôt que d’un style aujourd’hui. 

Lucas : Tout dépends, quand c’est trop formaté je peux pas écouter, mais quand c’est mélangé à des codes plus “indie” la ça me botte grave. 

Quelles sont vos principales influences musicales, littéraires et cinématographiques?

Matteo : Mes influences musicales sont principalement celles de la scène rock indé des côtes australiennes et californiennes, avec des groupes tels que Skegss, Hockey Dad, Dune Rats, Best Coast, Fidlar, Wavves, Surf Curse, Beach Bunny… Nirvana m’a aussi beaucoup influencé. Je ne dirais pas que j’ai de grosses influences littéraires car j’écris de manière très spontanée, j’essaye de chanter des thèmes qui peuvent apporter du soleil dans la journée des auditeurs, j’essaye de faire ressentir ce sentiment particulier que j’ai depuis toujours envers l’été, envers les vacances. Il peut m’arriver parfois, en ressentant une simple brise au soleil, de me rappeler de super moments de quand j’avais 5 ans, et de déconnecter pendant 20 min du moment présent, je trouve ça fascinant. Mais j’aime beaucoup Charles Baudelaire, la période du symbolisme et du romantisme en général. Pour les films, j’adore les films d’horreur, les films chelous qui joue sur la psychologie, ça me terrifie et j’adore. 

Maël : Pour la musique, le rock en général, le jazz aussi, et même Booba. Mes influences littéraires sont Machiavel ou José Freches. Et mes influences cinématographiques sont ‘Pulp Fiction’, les films avec Jason Statham, les films d’Hitchcock, de Nolan ou bien Fight Club. 

Lucas : Musicalement c’est Mac Demarco, cinématographiquement Retour vers le futur et je lis aucun livre donc je dirais Titeuf. 

Quelles sont vos ambitions à court et à long terme ?

Nos ambitions à court terme sont de pouvoir partir en tournée, mais avant que ce soit possible on va enregistrer notre album, on a déjà plein de nouvelles chansons et on en est tellement fiers déjà, on a qu’une hâte c’est de les sortir!!! Nos ambitions à long terme sont de vivre de notre musique, et de jouer partout. 

Quelle importance accordez vous à vos Music videos ?

Matteo : Notre dernière expérience live c’était Le Bikini sans public et filmé. C’était vraiment quelque chose de monter sur cette scène mythique de la région et d’y jouer nos chansons. On s’est éclatés et on a tout donné. 

Maël : Plein d’énergie et de bonnes vibes, même si c’était que le Beach band et les techniciens du bikini, bientôt les images arriveront. 

Lucas : le dernier vrai live avec public qu’on ait fait c’était autour de ma piscine et c’était un moment plutôt cool, c’était punk. 

Quelle importance accordez vous à vos Music Videos?

Matteo : Nos clips sont aussi importants que les chansons, ils représentent notre identité, notre esthétique, notre vision de la créativité, on fait tout nous même, c’est mon frère Paolo Firriolo qui réalise nos clips, Beach Scvm c’est une famille, et on préfère largement se débrouiller tout seuls, en famille qui connaît parfaitement notre esthétique, notre style, que de déléguer à quelqu’un qui ne serait pas à 100% dans notre univers. On adore se dépasser et faire avec ce que nous avons, c’est comme ça qu’on montre réellement notre identité. Les clips sont quasiment composés en même temps que la chanson, au moment de l’écrire nous savons déjà quelles images nous voulons voir dessus. 

Quel est le premier et dernier album que vous possédez  ?

Maël : Pour le premier c’est « Supplique pour être enterré à la plage de Sète » de Brassens et le dernier « Move On Up » de Curtis Mayfield. 

Lucas : Le premier : American Idiot de Green Day, le dernier : Un live album en vinyle des Arctic Monkeys du TRNSMT 2018

Merci à Beach Scvm!

Interview réalisée par mail via @ RomaneMnr

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